http://fr.youtube.com/watch?v=hIkXK6rxt4c le vent l'emportera Noir désir
http://fr.youtube.com/watch?v=G-YmudZu1FE une femme avec une femme Mecano
http://fr.youtube.com/watch?v=UkUUaxjQCfI Salif Keita & Cesária Évora - Yamore.
http://fr.youtube.com/watch?v=hOj-zMtvbzY&feature=related Saez Fils de France
Je l'ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.
Elle est revenue, elle est là,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m'a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l'emporte !
Elle est revenue, elle est là
Avec sa gueule de carême
Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le cœur à la traîne,
Elle nous fait le cœur à pleurer,
Elle nous fait des mains blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce ! Elle nous ferait même
L'hiver au plein cœur de l'été.
Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T'as la mine du désespoir,
Tu n'es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l'ennui.
Je n'ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j'y suis !
Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m'en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l'heure blême
Et jusqu'à mon souffle dernier,
Je veux encore dire "je t'aime"
Et vouloir mourir d'aimer.
Elle a dit : "Ouvre-moi ta porte.
Je t'avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t'ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh ! bien, c'est fini, maintenant."
Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s'est pendue à mon cou,
Elle s'est enroulée à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m'attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude...
Mais la terre s'est ouverte,
Là-bas, quelque part,
Mais la terre s'est ouverte,
Et le soleil est noir,
Des hommes sont murés,
Tout là-bas, quelque part,
Les hommes sont murés,
Et c'est le désespoir,
J'ai conjuré le sort, j'ai recherché l'oubli,
J'ai refusé la mort, j'ai rejeté l'ennui,
Et j'ai serré les poings pour m'ordonner de croire,
Que la vie était belle, fascinant le hasard,
Qui me menait ici, ailleurs ou autre part,
Où la fleur était rouge, où le sable était blond,
Où le bruit de la mer était une chanson,
Oui, le bruit de la mer était une chanson,
Mais un enfant est mort,
Là-bas, quelque part,
Mais un enfant est mort,
Et le soleil est noir,
J'entends le glas qui sonne,
Tout là-bas, quelque part,
J'entends le glas sonner,
Et c'est le désespoir,
Je ne ramène rien, je suis écartelée,
Je vous reviens ce soir, le cœur égratigné,
Car, de les regarder, de les entendre vivre,
Avec eux j'ai eu mal, avec aux j'étais ivre,
Je ne ramène rien, je reviens solitaire,
Du bout de ce voyage au-delà des frontières,
Est-il un coin de terre où rien ne se déchire,
Et que faut-il donc faire, pouvez-vous me le dire,
S'il faut aller plus loin pour effacer vos larmes,
Et si je pouvais, seule, faire taire les armes,
Je jure que, demain, je reprends l'aventure,
Pour que cessent à jamais toutes ces déchirures,
Je veux bien essayer,
Et je veux bien y croire,
Mais je suis fatiguée,
Et mon soleil est noir,
Pardon de vous le dire,
Mais je reviens ce soir,
Le cœur égratigné,
Et j'ai le désespoir,
Le cœur égratigné,
Et j'ai le désespoir...
1°partie
Vendredi 2h30 du mat, la tramontane est toujours aussi violente.
Partir ou rester?
je décide d'y aller pas très convaincue
j'ai l'habitude de rouler avec le vent mais au dessus 70 km/h les rafales peuvent être très violentes, sans aucun doute le 80 km/h de la veille n'a pas faiblit
Pas réfléchir poser les fesses sur la mousse avant qu'elle ne s'envole et pédaler
c'est partie pour la premiere étape de 88 Km 600m+
juste pédaler sans regarder le compteur (ça tombe bien c tt noir), ne pas se poser de questions et arriver au plus vite dans les Corbières où garrigue et falaises devraient m'abriter un peu, le col de la Dona si facile avec ses petits 200 m a aujourd'hui des allures de grands cols.
je ne croise aucune voiture la nuit est noire je distingue à peine le talus le vent hurle , la montée est pénible pas encore échauffée, je me laisse tanguer
mon pédalage est irrégulier, je m'efforce à plus de souplesse
les petites côtes de ce parcours, pas si dur, me semblent interminables, les plats ou descentes ne m'apportent aucune vélocité
je vois l'ombre des falaises, des arbres qui se balancent le vent s'engouffre ds le moindre passage la lutte est inégale mais bientôt je franchirai cette première etape et là bas le vent ne sera plus
les bols de thé bus avant le départ m'obligent à un copieux arrosage de quelques pieds de thym, je les devine en fleurs, leur arôme me donne le courage de voir le soleil se lever moi pédélant le sourire revenu
Tout en bas , mais pas si loin j'aperçois des petites lumieres qui se balancent ds la nuit
j'attends et en profite pour faire quelques étirements...5 mn plus tard
- hé ! bonjour tu fais le BRM, on est partià 3 et voilà que l'on est 4
- ah mais c'est une femme, excusez moi j'avais pas vu ds le noir
les présentations sont faites , c'est reparti, plus que 25 km et le premier tampon
les 3 relax m'annoncent qu'ils sont partis à 2h30 et que les "costauds" partis 2h après ne tarderont pas à nous rejoindre, nous sommes 9 à avoir pris le départ
Arrivée à 7h dans un bar enfumé, je ne m'attarde pas préférant marquer une très courte pose au soleil.
Me voila déja rattrapée et doublée, vite faut y aller! on roule en file ds le silence qu'impose l'effort.
D'un optimisme naïf j'envoie la derniere MTO glanée sur le net avant le départ, "bientôt le vent devrait se calmer"
mes coéquipiers ont l'experience ce n'est pas leur premier PBP et ce BRM n'est pas une premiere " ça ne se calmera pas avant la Salvetat on va se faire les 3 cols dans la tempète "
le sol est jonché de branches et branchettes
68km 1478m+ concentrés sur 32 km et ensuite un belle descente
la côte commence le vent est terrible l'effort à fournir en devient surhumain
, un VTTiste s'accroche me double nous voila 5, puis décroche au bout de 2 km, nous ne sommes plus que 3 je suis en 3° position, je pédale pour ne pas chuter, impossible de mouliner, il faut être au max , ne pas laisser la tempète prendre le dessus, chacun se bat comme il peut décrivant des Z des S des courbes, premier départ sur le talus, pour l'instant je suis tjs sur la route
Mes sacoches trop lourdes se balancent frottant la chaine, le fanion , la poutre du VK trop large,toutes ces prises au vent ne me facilitent pas l'ascension , le vent de face et latéral souffle à 100km/h
par chance la route est superbement lisse et très large, les voitures rares
les 2 Vd roulent sur le bord ce qui leur vaut qq départ au talus
j'occupe toute la voie de droite le vent me rabat sur le fossé que j'évite de justesse à plusieurs reprises, je suis au maximum de mes forces, j'avance à 10km/h ralentir et c la chute
je retiens le guidon je pedale plus fort ds les rafales, mes compagnons se mettent en danseuse, le 3° est hors de vu,
l'Airzound se detache
Brusquement le vent s'inverse et je traverse la voie de droite puis celle de gauche, pas de voiture en face je laisse glisser et freine .
OUPssssss va falloir redémarrer, j'ai juste une seconde avt la prochaine rafale, je m'arrache ds un effort extrème jusqu'au passage du col
je continue seule, pose des 2 VD attendant le 3°, quelques frayeurs supplémentaires dans la descente où pédalant à fond je ne passe pas le 15km/h
L'ascension du Carabetou 980m j'en distingue le sommet ds de gros nuages de brume sombre
je remplie une gourde un gendarme m'informe que le vent souffle à 100km/h que qq arbres sont déracinés et qu'un panneau est plié, il vient du 1° col et n'a pas vu d'autres cyclos
les remords m'assaillent et si le 3°etait blessé, puis je me rassure, ils aurait stoppé la voiture de gendarmerie.
je dois prendre de l'avance , passer coûte que coûte, je suis ds la partie la plus dure, bientôt la fin mais je n'ai que 120 km au compteur et déjà ttes mes forces semblent dissipées et la peur et plus l'envie de me lancer dans ce cauchemard
monter des cols au fort poucentage je sais le faire, au pire on pose le pied et on repart
je mesure le danger et plus encore mon impuissance
c'est reparti .......................................................>>> 25km de lutte le 2 °col une descente puis ça remonte 3° col encore ds le brouillard, la bruine, le vent toujours et encore, peu de voitures et une co.....e qui me kalxonne parceque j'occupe sa route et puis l'ultime descente prudente qui n'en finit plus
La Salvetat sur Agout dans l'euphorie je passe sans m'arrêter (même pas vrai je suis plus zombie qu'euphorique ), retour et tampon, je repars aussitot , je ne me sens pas très bien légère nausée, je croque un cachet de dextrose, un deusieme au delicieux gôut de pastille Vichy, je me décontracte c gagné
le vent est totalement tombé, le calme absolue,
3° étape 80km 650m+ je longe un lac la route grimpe un peu mais je roule un presque sourire aux lèvres
encore 30km et m'arrête 10mn au soleil pour manger
Le soleil brille, pédalage relax le compteur affiche un 28 km/h et la moitié de cette étape déjà franchie, un cyclo me double je reste ds sa roue
un faux plat montant on roule côte à côte il me propose de me faire la locomotive jusqu'à Revel
je profite avec plaisir de cette aspiration bienvenue et parcours les 30 derniers km en 55mn
il me laisse à la sortie de la ville, je vais chez Midas remplir les bidons et tamponner, des cookies au sésame et aux noix ds la poche ventrale
4° étape 53 km 600m+ je me sens bien
les km défilent, j'arrive dans la jolie ville médiévale de Mirepoix, tampon ds une pharmacie on m'offre une sucette au magnésium parfum framboise et un bonbon au miel
quelques photos en remplissant les gourdes

5° étapes 45 km 810m+ col de Portel
Enfin une petite route ! je vais en profiter pour faire quelques photos en roulant
"comment se fait il que je n'ai pas encore été doublée par le groupe des 5
possible que l'on se soit loupé lors d'un contrôle, mais s'ils sont tjs derrière, ils ne devraient pas tarder à me rejoindre et je pourrais essayer de m'accrocher à eux jusqu'à l'arrivée"
je grimpe sur plusieurs km à un rythme agréable qui n'occasionne aucune fatigue, le col approche la route serpente dans un beau paysage,
puis un long faux plat descendant et là au loin un cris, des voix
Didier et Sandrine (organisateur du BRM sont heureux et surtout rassurés de me voir)
le rythme s'accélère
Sandrine me raconte qu'elle a perdu 2h sur le temps prévu, elle voulait descendre au dessous des 18 h (elle vise la 1° place féminine au PBP où elle a terminé 2° en 2003, elle a aussi fait le Bordeaux Paris en 22h30) elle évalue la perte due au vent à + de 2h
elle sera à Vannes pour le 1000 km
6°et dernière étape 81km 581m+ col de st Louis, col de la Dona
81 km effectués de nuit en de 3h15
un vrai régal de se laisser porter par le groupe, les relances l'aspi
seul bémol petite frayeur ds la descente du col de la Dona sur une petite route sinueuse, mon feu arriere vole en éclat (passage ds un trou ou une bosse)
les traversées des villages à fond de train à 6 collés, la surprise des fétards du vendredi soir ....
Le groupe se sépare à minuit passé chacun regagne sont lit
je ne me sens pas fatiguée, seulement inquiète pour mes genoux très sollicités en côte ds ce final rapide mais tellement génial
Voila comme déjà annoncé j'arrête les longs parcours pour qq temps, je ne sais plus si la diagonale est à l'ordre du jour, celà dépend d'Aragomax
je vais m'occuper de mes genoux
mais là j'ai pris le virus
RDV au BP en 2008... sans la pluie
rouler seule c'est super, partager un moment avec d'autres un vrai plaisir, rouler à deux une experience interessante
je voulais prouver que tout le monde peut aller loin, j'espère vous avoir convaincue
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M'reil
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Le gâteau énergétique peut être consommé 1h avant la course , il n'entraine pas d'acidité, vite assimilé (pas de digestion ds l'effort), inspiré des Gatosports , il est préférable de remplacer le sucre par le miel, d'éviter les fruits secs (fibres qui ralentissent la digestion), pas de matières grasses
En voici quelques recettes
150 g de farine de blé
100 g de cacao Van Houten ou autre non sucré
150g de flocon d'avoines
150g d'amandes ou noisettes en poudre
12g de levure chimique
eau
·
· 200 g de farine
miel
150 g de muesli mouliné (avec fruits si on veut)
2 c à soupe de germe de blé
2 c à soupe de poudre d’amandes
2 c à soupe de poudre de noisettes
1 sachet de levure chimique
½ litre de lait de soja arôme vanille
150g de farine
150g de flocons d'avoine
2 c à s de germe de blé
150g de poudre d'amandes ou de noisettes
150g de blédine
1 sachet de levure
miel
jus de pommes








